Merci d’avoir lu Port-au-Prince Post en 2025 !
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Par La Rédaction
Port-au-Prince Post, plus qu’un multimédia, est un outil qui tente inlassablement de réécrire le destin d’Haïti, notre bien commun. Et cela fait déjà six ans. Que d’encre avons-nous fait couler pour éviter davantage de larmes et de sang.
L’année 2025 s’achève. Port-au-Prince Post nourrit encore l’espoir d’un redressement de ce pays : l’espoir de voir son peuple se mettre debout pour des lendemains meilleurs.
Nous pensons aux Grenadiers, qui ont réalisé l’exploit de remettre Haïti sur la carte mondiale du football. Nous pensons aussi à nos commanditaires, compagnons de route sur le long chemin vers la lumière. Nous pensons enfin à nos lecteurs, de tous horizons, véritables vecteurs de la diffusion de notre travail.
En ce 31 décembre 2025, nous avons la certitude que demain sera moins incertain. Non pas par optimisme béat, mais parce que nous savons que les Haïtiens ne sont pas fatigués et qu’ils s’accrochent encore au combat pour leur bien-être.
Le passage au nouvel an suscite toujours de grandes déclarations d’intention : le désir de faire mieux, la recherche d’un renouveau, d’une forme de rédemption. Les fêtes de fin d’année, avec leur cortège de beaux sentiments, de rêveries et de mirages entretenus, sont un rituel auquel nul n’échappe.
Nos dirigeants s’y sont livrés, multipliant les vœux, souvent en décalage avec la réalité d’un pays dont les territoires et les voies de circulation sont redéfinis par des gangs. Port-au-Prince Post retourne ces vœux augmentés aux autorités haïtiennes et souhaite l’assainissement de l’espace politique, afin que les détenteurs du pouvoir deviennent meilleurs.
En 2025, Haïti ne s’est pas seulement vidée de sa dignité, mais surtout de ce qui fonde le progrès d’un pays : la foi en l’avenir. Cette foi, fragile depuis le passage inachevé de la dictature à la démocratie, semble aujourd’hui réduite à presque rien.
Les Haïtiens sont déboussolés par des décennies d’incurie gouvernementale. Pourtant, il faut continuer de croire en la politique et en la possibilité d’un pays meilleur.
En 2025, Port-au-Prince Post a tenté humblement de poser les bonnes questions, d’interpeller, de hiérarchiser les faits, d’expliquer l’actualité, d’aider à comprendre que ce pays peut réussir.
En 2025, Haïti n’a toujours pas d’aéroport moderne, pas d’autoroute, pas de musée sur l’esclavage, pas de cinéma, pas de réseau électrique moderne, ni même un réseau routier digne de ce nom. Et pourtant, les coqs se battent.
Haïti n’a pas d’hôpital de référence, pas de station d’épuration, pas d’université de rang international, pas de centre de recherche scientifique, pas de salle de spectacle, pas même un stade de football digne de ce nom. Haïti est une vaste coquille vide de 27 500 km². Et pourtant, les coqs se battent. Pourquoi se battent-ils encore ?
A Port-au-Prince Post, nous refusons d’entretenir le vide. Sortir de ce présent qui accable et poser les bases d’un futur désirable passe par la construction d’un espace public où les vraies questions sont affrontées.
Nous ne croyons pas au miracle. Les sociétés se construisent, se corrigent et s’améliorent jour après jour. Personne ne fera Haïti à notre place. C’est à nous d’inventer de nouveaux chemins, d’éviter les raccourcis faciles et de cesser de brandir 1804 comme l’ultime trophée d’un pays en perdition.

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