CEP : troisième présidence en deux ans, la stabilité de l’institution électorale en question
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Le Conseil électoral provisoire (CEP) a de nouveau changé de visage. Mardi 8 septembre 2026, Peterson Pierre-Louis, représentant du secteur des cultes réformés et jusque-là secrétaire général de l’institution, a été porté à sa présidence. Il prend la place de Jacques Desrosiers, représentant des associations de journalistes.
Cette passation s’inscrit dans une valse des présidences qui interroge. Patrick Saint-Hilaire, représentant de la Conférence épiscopale d’Haïti, avait quitté ce fauteuil en septembre 2025. Jacques Desrosiers lui avait succédé le mois suivant. Un an plus tard à peine, c’est déjà un troisième président qui prend les rênes du CEP, une instabilité récurrente à la tête d’un organe censé garantir la tenue d’élections générales que le pays n’a plus connues depuis près de dix ans.
Le changement ne se limite pas à la présidence. Réunis lundi et mardi, les neuf conseillers électoraux ont revu l’ensemble de la répartition des postes clés. Jaccéus Joseph, représentant du secteur paysan, conserve sa place de vice-président. Nemrod Sanon, représentant du secteur syndical, quitte quant à lui la trésorerie pour devenir secrétaire général, le poste laissé vacant par Peterson Pierre-Louis. Schnaïda Adély, représentante du secteur vaudou, fait son entrée au bureau exécutif comme trésorière.
Ce énième remaniement survient à un moment particulièrement sensible : le CEP doit encore boucler plusieurs étapes cruciales du processus électoral avant le scrutin prévu le 13 décembre. Un calendrier serré, dans un climat où les changements répétés à la tête de l’institution nourrissent déjà les interrogations sur sa capacité à mener ce processus à terme dans des conditions crédibles.

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