Alix Didier Fils-Aimé presse la communauté internationale d’accélérer le déploiement de la force antigangs
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Le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé a appelé hier jeudi la communauté internationale à intensifier son soutien à son pays, tant sur le plan sécuritaire qu’en vue de la tenue d’élections, lors d’une réunion en marge du Conseil de sécurité de l’ONU à New York.
Devant une soixantaine d’États membres réunis à l’initiative conjointe d’Haïti et du Canada, le chef du gouvernement a plaidé pour un déploiement rapide et complet de la Force de Répression des Gangs (FRG), dont les effectifs tardent à atteindre leur plein régime opérationnel.
Aux côtés du Premier ministre, la ministre des Affaires étrangères Raina Forbin a participé à cette rencontre qui a rassemblé des représentants de poids, parmi lesquels les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Kenya, la Chine et le Brésil, ainsi que des hauts responsables onusiens, dont Carlos G. Ruiz Massieu, représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti.
La réunion s’est tenue en marge de l’examen du rapport trimestriel du Secrétaire général sur le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH).
Outre la question sécuritaire, le chef de la Primature a réclamé un soutien accru aux réformes structurelles jugées indispensables à la stabilisation du pays : réforme de la justice, lutte contre l’impunité et mise en place d’un programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration des combattants (DDR).
Le Premier ministre a par ailleurs mis en garde contre le phénomène de recrutement des jeunes par les groupes armés, appelant à des mesures préventives ciblées pour soustraire cette population vulnérable à l’emprise des gangs.
Le gouvernement haïtien, qui dit vouloir organiser des élections « crédibles », cherche à convaincre ses partenaires que les conditions sécuritaires peuvent être réunies pour une transition démocratique, dans un pays où aucun scrutin n’a eu lieu depuis plusieurs années.

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