Valéry Fils-Aimé dresse le bilan de son premier mois à la tête du ministère de l’environnement
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Un mois après son installation à la tête du ministère de l’Environnement, le ministre Valéry Fils-Aimé a présenté le bilan de ses premières actions couvrant la période du 3 mars au 3 avril 2026. Ce rapport met en évidence une approche articulée autour de quatre axes majeurs : la gestion des déchets, la réhabilitation environnementale, la gouvernance institutionnelle et la coopération internationale.
Dès sa prise de fonction, le titulaire du ministère a rappelé qu’il a inscrit son action dans la feuille de route gouvernementale, avec l’ambition de faire du secteur environnemental un levier de stabilisation, d’amélioration du cadre de vie et de relance économique.
Parmi les faits marquants, la question de l’insalubrité a occupé une place centrale. Le ministre a lancé le programme « Konbit Haïti Zéro Déchet », une initiative nationale visant à renforcer la collecte et la gestion des déchets. La première phase, déployée dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, a permis de mobiliser plusieurs communes, dont Delmas, Tabarre, Pétion-Ville et Cité Soleil. Plus de 15 000 mètres cubes de déchets ont déjà été collectés, tandis que 1 500 emplois ont été générés dans le cadre des opérations d’assainissement.
Une tournée de mobilisation a été effectuée dans les départements de l’Artibonite, du Nord et du Nord-Est afin de préparer l’extension du programme. Parallèlement, des actions sociales ont été menées dans des camps de déplacés à Delmas, où plus de 500 kits sanitaires ont été distribués, notamment à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.
Sur le plan environnemental, le ministère a renforcé sa coordination avec la Protection civile pour mieux anticiper les risques et envisager une campagne nationale de sensibilisation. Des discussions ont également été engagées avec le Fonds haïtien pour la biodiversité en vue de restaurer certains écosystèmes, dont le parc du Canapé-Vert et les zones littorales.
En matière de gouvernance, plusieurs mesures ont été adoptées pour améliorer l’efficacité institutionnelle, a indiqué le document. De nouvelles équipes dirigeantes ont été installées à la tête du Service national de gestion des résidus solides (SNGRS) et de l’Agence nationale des aires protégées (ANAP). Le ministère a aussi renforcé ses mécanismes de contrôle environnemental et engagé des réflexions sur l’exploitation anarchique des carrières, notamment dans les zones de Kenscoff et Laboule.
Par ailleurs, une stratégie nationale de communication environnementale est en cours d’élaboration afin de promouvoir des comportements responsables au sein de la population. Cette dynamique s’accompagne de mesures internes, telles que la nomination et la promotion de plusieurs cadres, ainsi que la création d’une unité dédiée au genre et à l’inclusion.
Sur le plan international, le ministre a multiplié les rencontres avec des partenaires techniques et financiers, notamment des organisations comme la FAO, le PNUE ou encore le FIDA, afin de mobiliser des ressources pour l’action climatique. Il a également participé à des instances régionales de la CARICOM, renforçant ainsi la présence d’Haïti sur la scène environnementale internationale.
Au terme de ce premier mois, le ministère se félicite d’une mobilisation accrue des acteurs institutionnels et d’une meilleure visibilité de ses actions. Pour les mois à venir, plusieurs projets sont annoncés, dont le lancement d’un concours destiné aux jeunes, l’appui aux initiatives environnementales citoyennes et l’extension du programme « Konbit Haïti Zéro Déchet » à d’autres régions du pays.

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