Assainir la PNH de ses bourreaux
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Par la Rédaction
Hier, deux innocents ont été tués par un policier pour un rien à Delmas 48. Aujourd’hui, une adolescente est arrachée à la vie par un policier pour un rien à Delmas 95. Cela peut-il continuer ?
Fédora Vitté. 14 ans. C’était le jour de son anniversaire. Elle tentait de protéger sa mère lors d’un différend banal lié à un fil électrique endommagé. Un coup de feu. Le policier a tiré. Touchée à la poitrine, ses yeux ne s’ouvriront plus jamais.
Le policier — ou plutôt le criminel — continue de vaquer à ses occupations. À quoi sert la force publique quand elle inspire plus de peur que de sécurité ? Lorsqu’un citoyen redoute davantage l’uniforme que l’homme armé illégalement, c’est l’Etat lui-même qui se délite.
Depuis le début de l’année 2026, des innocents tombent sous les balles pour des incidents dérisoires : un fil électrique accidentellement rompu. Un détail insignifiant, une vie fauchée : celle de la petite Fédora. Les armes de la PNH semblent plus efficaces contre les innocents que contre les bandits.
Le bandit, par définition, agit hors-la-loi. Le policier qui tue sans justification, agit, lui, au-dessus de la loi. Pendant que l’Etat dit chercher des bandits, les citoyens doivent-Ils surtout apprendre à éviter… la police ? Le silence de l’Inspection générale et de la Direction générale de la PNH constitue-t-il une autorisation tacite à la violence arbitraire ?
Un pays où un fil électrique cassé peut coûter une vie est un pays où la tension n’est pas seulement dans les câbles, mais aussi dans les institutions.

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