Une transition infinie aux yeux de Fritz Alphonse Jean ?
2 min read
Par la Rédaction
Les conseillers-présidents s’accrochent au pouvoir, pour le bien de la démocratie, naturellement. Au lendemain de l’annonce de sanctions américaines qui auraient pu, dans un autre univers, provoquer quelques remises en question, Fritz Alphonse Jean a tenu à rassurer la nation ce mercredi : les conseillers-présidents pourraient bien s’attarder plus longtemps que prévu au #CPT. Jusqu’à quand ? Au-delà du 7 février prochain, en tout cas. Le motif invoqué ? La continuité et l’achèvement du processus électoral. Parce qu’après tout, qui mieux que ceux déjà en place pourrait garantir la suite des événements ?
M. Jean, dont la récente conférence de presse avait suscité davantage de sourcils levés que d’adhésion, martèle que l’objectif demeure noble : organiser des élections crédibles « dans les délais les plus brefs possibles ».
On aurait pu imaginer que des sanctions internationales inciteraient à un certain renouvellement du personnel politique. Mais visiblement, l’heure est plutôt à la stabilité, cette forme particulière de stabilité, qui consiste à ne surtout rien bousculer, surtout pas les fauteuils occupés. Les observateurs, eux, se demandent si cette prolongation annoncée relève d’une nécessité technique incontournable ou d’une simple réticence à passer le relais. Dans ce pays habitué aux transitions qui s’éternisent, à la freste à savoir si les électeurs haïtiens, eux, apprécieront cette nouvelle démonstration de dévouement démocratique.

Informer pour Changer

