Un panorama de l’organisation de l’État dominicain
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©Port-au-Prince Post
Par la Rédaction de Port-au-Prince Post
Le peuple dominicain vient d’élire le week-end écoulé un nouveau président, Luis Abinader. Chargé de diriger le pays pour les quatre prochaines années, la figure de l’opposition, économiste de formation, a gagné les élections au premier tour. Sa victoire a vite été saluée par ses différents adversaires bien avant la proclamation des résultats officiels par la Junte centrale électorale (JCE).

Ces élections dominicaines sont en tout point porteuses d’un message pour le moins éloquent : la stabilité politique qui sous-tend, entre autres, l’alternance du pouvoir est un acquis majeur de l’autre côté de l’île. Ça dure depuis déjà des décennies, quand chez nous la démocratie reste encore un simple vœu pieux. Mais les deux pays, au-delà des disparités multiples qui les distinguent, tant sur la question de la stabilité politique que sur le plan socioéconomique, sont condamnés à coopérer, donc, à développer et à entretenir des relations bilatérales solides et équitables.
Le système politique dominicain ne devrait nullement échapper à notre champ de compréhension, nous, Haïtiennes et Haïtiens. À l’ordre socio-politique de la République dominicaine s’oppose le chaos socio-politique ambiant de la République haïtienne. Un contraste qui n’en finit d’interloquer chercheurs et touristes, de choquer le citoyen lambda en Haïti et d’alimenter le « racisme ordinaire » en République dominicaine, et de provoquer d’interminables discussions des deux côtés de l’île. Mais surtout, un contraste qui ne fouette guère l’orgueil des élites haïtiennes en général.

Loin de nous l’idée de rassembler ici tous les éléments constitutifs du succès dominicain en matière de stabilité socio-politique. Nous croyons plutôt fortement qu’un bref rappel du panorama du système politique de nos voisins tombe à point nommé et recouvre son lot d’utilités. Notre démarche, pour l’instant, se veut plus descriptive que prescriptive. Alors qu’Haïti tâtonne, se délite depuis des décennies, s’enlise dans des processus électoraux rocambolesques, avec, bien sûr, la caution de « l’international communautaire », qui pondent, entre autres malheurs, présidents mal élus et parlementaires mal élus, la République dominicaine incarne l’inverse du miroir sur l’île, au grand dam de notre amour-propre et de notre orgueil patriotique.
Notre démarche s’inscrit donc dans un double cadre informatif et instructif. Une démarche qui devrait, entre autres, avoir le mérite de nous faire jeter un regard incisif sur notre système politique qui offre un nid à une camarilla de partis politiques qui ne sont, à vrai dire dans leur grande majorité, que des coquilles vides qui ne s’agitent qu’en période électorale avec une pléthore de candidats inconnus et inconsistants à tous les niveaux.

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