De Gonaïves au Goncourt, l’exil haïtien de Thélyson Orélien
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De Gonaïves au Canada. Du Canada au Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français. Thélyson Orélien s’envole vers la gloire.
L’écrivain haïtien et québécois figure parmi les 16 auteurs de la première sélection du prestigieux prix littéraire français avec C’était ça ou mourir. Un premier roman publié au Québec par les Éditions du Boréal, puis repris en France par Grasset.
Le livre raconte l’exil de Jonas Dorléon, professeur d’histoire et de géographie à Port-au-Prince. Sa maison est incendiée par des gangs. Il fuit.
Commence alors un périple de 12 000 kilomètres à travers douze pays. République dominicaine. Brésil. Panama. Jungle du Darién. Mexique. États-Unis. Puis le Canada, par le chemin Roxham.
La fiction rejoint ici une réalité devenue familière en Haïti : celle d’hommes et de femmes contraints de quitter leur maison, leur ville et leur pays pour rester en vie.
Le roman connaît depuis sa parution un succès international. Ses droits ont été cédés dans 26 pays. Il doit être traduit en 22 langues. Le New York Times lui a consacré un long article en mai.
En France, le livre a déjà remporté le Prix Méduse et le Prix Strasbourg Espoir CIC. Il est également en lice pour plusieurs autres distinctions littéraires.
La sélection du Goncourt place ainsi un jeune écrivain d’origine haïtienne au cœur de la rentrée littéraire française. Pour Thélyson Orélien, le parcours est d’autant plus remarquable qu’il s’agit de son premier roman.
Il quittait Haïti pour le Canada.
Aujourd’hui, son histoire d’exil traverse les frontières.

