L’école tue au pays de la haine anti-haïtienne
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Par la Rédaction
Terrible tragédie à l’Est de l’île. Une Haïtienne, Stephora Joseph, 11 ans, victime de la haine anti-haïtienne en République dominicaine.
Sa mère rapporte en sanglots, dans des médias interposés, qu’elle était régulièrement victime d’actes de discrimination à l’école. Elle a perdu la vie dans des circonstances encore troublantes. Aurait-elle été noyée par ses camarades de classe en République dominicaine ? Quel a été son crime ? Etre née haïtienne et avoir des cheveux crépus ? Etre de peau noire foncée comme la grande majorité des Haïtiennes et des Haïtiens ? Pourquoi l’enquête patine-t-elle du côté des autorités dominicaines ? Pourquoi ce silence, voire cette absence de communication des autorités haïtiennes ? Beaucoup de questions. Peu de réponses pour le moment.
Mais, par-dessus tout, ce drame n’est pas un accident. C’est le résultat prévisible d’une politique de déshumanisation orchestrée par le gouvernement d’Abinader. Quand un Etat criminalise une communauté entière, quand les discours officiels alimentent quotidiennement le mépris et la peur de l’autre, la violence devient inévitable. Des ministères aux salles de classe, le message est clair : les Haïtiens sont indésirables. Et les enfants écoutent. Les enfants imitent. Les enfants peuvent même tuer.
Le sang de Stephora tache les mains de ceux qui, du haut de leurs trônes, ont normalisé la haine raciale. Chaque discours incendiaire, chaque rafle migratoire, chaque expulsion brutale a semé les graines de cette tragédie. Combien d’autres Stephora devront mourir avant que la communauté internationale ouvre les yeux sur ce racisme d’Etat en République dominicaine ?

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