Le ministère des Affaires sociales publie les nouveaux prix du transport en commun
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En application du communiqué No 8 du 16 novembre 2022 et de l’avis conjoint 25-26/001 des ministères de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie fixant les nouveaux prix des produits pétroliers à partir du 2 avril 2026, le ministère des Affaires Sociales et du Travail publie ce jour le communiqué No IX annonçant une révision générale des tarifs du transport en commun sur l’ensemble du territoire national.
Les nouvelles grilles tarifaires, applicables immédiatement, tiennent compte des pourcentages d’ajustement du carburant à la pompe : +29 % pour la gasoline et +37 % pour le gasoil. Cette mesure vise à permettre aux professionnels du secteur de faire face à la hausse des coûts d’exploitation tout en encadrant les prix pour protéger le pouvoir d’achat des usagers.
Dans la région métropolitaine de nombreux trajets sont désormais fixés à 75 gourdes, comme Port-au-Prince vers Carrefour (station Paloma), Bon Repos, Croix-des-Bouquets ou Pétion-Ville. D’autres parcours restent à 50 gourdes (Canapé-Vert, Christ-Roi, Carrefour Feuilles, Cité Soleil, Delmas 65, Aéroport). On note aussi des tarifs à 115 gourdes pour Cabaret, 180 gourdes pour Arcahaie, et 240 gourdes pour Kenscoff. Des courses locales courtes sont proposées à 25 ou 30 gourdes (Lamentin, Waney, Delmas 31, Carrefour Damien, etc.).
Les trajets vers les villes de province enregistrent des hausses significatives :
Saint-Marc : 750 gourdes
Gonaïves : 1 300 gourdes
Jacmel : 1 165 gourdes
Les Cayes : 1 710 gourdes
Port-de-Paix, Jérémie, Les Anglais : 3 150 gourdes
Môle Saint-Nicolas, Jean-Rabel, Bombardopolis : 3 080 gourdes
Kenscoff (déjà cité en course métropolitaine longue) : 135 gourdes depuis Pétion-Ville.
Le ministère rappelle que ces prix sont désormais opposables à tous les opérateurs de transport public et que tout dépassement non justifié est passible de sanctions. Les usagers sont invités à signaler tout abus aux autorités compétentes.
Toutefois, il faut dire que depuis que des gangs armés ont pris le contrôle de plusieurs axes routiers du pays et imposé des postes de péages illégaux aux chauffeurs, ces derniers ont de facto fixé leurs propres tarifs, notamment sur les liaisons Port-au-Prince/Carrefour et Port-au-Prince vers les villes de province, en marge des prix officiels.

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