Katiana Milfort est en train de mourir et nous regardons ailleurs
1 min read
Par la Rédaction
Elle a donné son corps, sa voix, sa vie au théâtre haïtien. Aujourd’hui, ce corps est brisé.
Alitée. Affaiblie. En danger. Elle ne demande pas un privilège. Elle demande un billet d’avion pour Cuba. Un soin. Une chance de vivre.
Une aide lui aurait été promise par la ministre à la Condition féminine. Depuis, le silence. Katiana attend. La maladie avance. L’Etat recule.
À quoi sert un ministère à la Condition féminine s’il abandonne une femme qui se meurt ? A quoi sert un ministère de la Culture s’il laisse mourir ses artistes ? A quoi sert FOKAL, pilier autoproclamé de la culture haïtienne, quand elle se tait face à cette agonie ?
Katiana Milfort n’est pas un « dossier ». Ce n’est pas un « cas ». C’est une actrice qui a raconté nos vies.
C’est une femme qui étouffe pendant que les institutions se renvoient la balle. C’est une vie qui s’éteint pendant que nous débattons.
Agir maintenant, ce n’est pas de la charité. C’est un minimum de décence.
Ne pas agir, c’est choisir. Choisir de la laisser mourir. Et comme toujours, on parlera trop tard.

Informer pour Changer

