Les États-Unis réaffirment leur soutien à la transition en cours, et les étoiles s’alignent pour Alix Didier Fils-Aimé
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Depuis deux jours, la météo politique ne souriait pas au Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé. Ce dernier était exposé à tous les orages. Peu avant midi – ce vendredi –, les informations, condensé des intrigues politiques en cours, laissaient croire que sa tête aurait pu être coupée à tout moment, pour paver la voie vers un nouveau gouvernement.
À la manœuvre, Fritz Jean, le coordonnateur sortant du CPT, celui-là même qui cristallise tous les blocages politiques de ces cinq derniers mois. Il se serait allié à un grand gladiateur politique de ces dix dernières années, alliance surprise de surcroît, pour évincer Alix Didier Fils-Aimé, enfant légitime d’une bonne frange du secteur privé des affaires.
Selon nos informations à Port-au-Prince Post, Fritz Jean s’étrangle à l’idée de partir seul, sans son parfait ennemi, le Premier ministre, qu’il avait juré de faire tomber durant ces cinq mois de mandat. Engagé dans une véritable course contre la montre, vu l’échéance du 7 août, l’ex-gouverneur de la Banque centrale a voulu jouer le tout pour le tout.
Il faut dire que la tentative d’éviction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé n’aurait jamais été crédible sans l’implication des trois mousquetaires, ceux dont le destin est lié depuis l’affaire BNC. « C’est l’entrée en jeu des trois mousquetaires qui avait donné une certaine épaisseur politique au complot », soutient une de nos sources, à Port-au-Prince Post.
Et notre source de renchérir : « Fritz Jean le solitaire n’aurait jamais tenté ce coup tout seul.»
Fritz Jean et ses alliés conjoncturels n’auront donc pas réussi. N’était-ce le post sur X des Américains, on parlerait d’ici la fin du week-end d’Alix Didier Fils-Aimé au passé. Ce qui s’est joué ce vendredi 1er août, c’est une bataille intense pour le contrôle de la transition — du moins ce qu’il en reste. C’est dans ce contexte que Washington a surgi pour tenter de calmer les tensions, devenues de plus en plus accrues, entre deux camps, deux groupes d’intérêts, qui n’imaginent pas leur destin sans le contrôle du pouvoir politique.
Les États-Unis réaffirment leur soutien à la transition en cours, ce qui a fait jubiler les acteurs alliés d’Alix Didier Fils-Aimé. Dans un post publié sur X, le Bureau des affaires de l’Hémisphère occidental félicite des membres du CPT d’avoir rejeté la corruption et salue la collaboration entre le CPT et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé en faveur de la stabilisation d’Haïti.
« Nous tiendrons pour responsable toute personne qui chercherait à perturber cette coopération », avertissent les Étatsuniens. Suffisant pour raisonner les politiques et atténuer les ambitions de plus en plus malsaines ? Simple sortie de Washington pour préserver cette fragile transition en attendant une plus sûre, au-delà du 7 février 2026 ?
Qu’on l’interprète comme un rappel à l’ordre ou comme un acte de soutien, cette déclaration témoigne de l’influence déterminante — et persistante — des États-Unis d’Amérique dans les affaires politiques haïtiennes.

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