Fri. Oct 23rd, 2026

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Joseph Lambert prend acte des acrobaties politiciennes de quelques signataires du PEN, plaide pour «un grand accord politique» et se veut encore rassembleur

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Par la rédaction de Port-au-Prince Post

La transition post Jovenel Moïse a du plomb dans l’aile. Et c’est un euphémisme de le dire. Les acteurs politiques et ceux de la société civile ne parviennent toujours pas à s’entendre sur une «solution commune» face à l’imbroglio institutionnel et politique provoqué par l’assassinat du feu président de la République dans la nuit du 6 au 7 juillet dernier.

Le président du Sénat, Joseph Lambert, peine encore à s’adjuger le Palais national malgré une résolution de ses pairs et un Protocole d’entente nationale (PEN) signée de plusieurs dizaines de structures politiques depuis juillet. Le Premier ministre contesté et illégitime, Ariel Henry, cherche l’assentiment de la classe politique autour de son «accord». La société civile, elle, se perd dans une proposition qui est loin de faire l’unanimité.

Ces derniers jours, les arrangements politiciens semblent favoriser Ariel Henry qui a parlé avec Joseph Felix Badio à 4h03 et à 4h20 am le jour de l’assassinat du président. Mais le sénateur Joseph Lambert, qui croit être le mieux armé pour mener la transition, plaide toujours pour un exécutif bicéphale. Il ne veut pas lâcher le morceau. Il semble prendre la mesure des palinodies voire des acrobaties de quelques signataires du PEN. «Les circonstances difficiles qui ont contrarié vos efforts ont amené de nouveaux temps politiques qui ont conduit certains d’entre vous à envisager de nouveaux choix», écrit le président du Sénat dans un communiqué.

«Mais il est trop indispensable que nous continuons à nous parler», soutient Jospeh Lambert, annonçant qu’il continuera «avec d’autres» la mise en commun qui doit se poursuivre en vue de parvenir à ce grand accord politique sur lequel nous nous sommes engagés. Joseph Lambert, quoique lâché par quelques signataires du PEN, habitué aux méandres du ring politique, ne s’avoue pas vaincu. Tout au contraire.

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